L’ex-chef rebelle de la Séléka dirigeait une prison où des proches de l’ancien président François Bozizé étaient torturés.
Mahamat Said Abdel Kani a été déclaré coupable de crimes contre l’humanité commis en 2013. Ainsi en a décidé la Chambre de première instance VI de la Cour pénale internationale (CPI), ce mercredi 23 septembre 2026, selon le site de la juridiction internationale.
Mahamat Said était, au moment des faits, commandant de la Séléka, un mouvement rebelle à l’origine de la chute, le 24 mars 2013, de l’ancien président de la République centrafricaine, François Bozizé.
Les juges de la CPI ont estimé qu’en tant que responsable de l’Office central de répression du banditisme (OCRB), Mahamat Said devait être reconnu coupable, en tant que co-auteur direct, des crimes d’emprisonnement, de torture, de persécution et d’autres actes inhumains commis entre le 12 avril et le 30 août 2013.
Toutefois, les juges de la CPI n’ont pas pu établir son implication dans certains crimes de guerre, notamment les tortures, les traitements cruels et les atteintes à la dignité des personnes. Les victimes étaient soupçonnées d’être proches du président déchu, François Bozizé.
Mahamat Said Abdel Kani est le tout premier haut responsable de la Séléka à être jugé devant la CPI. En juillet 2025, deux chefs des anti-Balaka, une milice rivale, ont été condamnés respectivement à 15 et 20 ans de prison.
La prochaine audience devant la CPI sera consacrée à la fixation de la peine ainsi qu’à la détermination du montant des réparations à verser aux victimes.
La Gazette du Défenseur



