Des manifestations contre tout projet de modification de la Constitution ont eu lieu ce mardi 15 septembre à travers la République démocratique du Congo. Plusieurs rassemblements ont été empêchés ou dispersés par les forces de l’ordre. À Kinshasa, l’opposant Martin Fayulu accuse des membres de la Force du progrès, une structure rattachée à l’UDPS, d’avoir attaqué des manifestants à l’arme blanche. Il annonce une plainte contre Félix Tshisekedi et son gouvernement.
Selon plusieurs médias congolais, notamment Radio Okapi, des manifestations ont été organisées ce mardi 15 septembre 2026 à travers plusieurs villes de la RDC. Initiée par la Coalition Article 64 (C64), qui regroupe plusieurs partis d’opposition et organisations de la société civile, la mobilisation visait à dénoncer tout projet de modification de la Constitution, que ses organisateurs considèrent comme susceptible d’ouvrir la voie à un troisième mandat du président Félix Tshisekedi.
À Kananga, les forces de l’ordre ont dispersé à coups de gaz lacrymogènes les militants qui tentaient de se rassembler. Plusieurs personnes ont été interpellées. À Kisangani, ainsi qu’à Lubumbashi, les manifestations ont également été empêchées ou dispersées. Dans plusieurs villes, les autorités avaient interdit les rassemblements, invoquant notamment des raisons de sécurité et, dans certaines zones, la présence du virus Ebola.
À Kinshasa, des militants de l’opposition se sont notamment rassemblés à l’Échangeur de Limete et à Bandalungwa. L’opposant Martin Fayulu, qui participait à la mobilisation, a accusé le pouvoir d’avoir tendu un « guet-apens » aux manifestants. Il affirme que des combattants de la Force du progrès, structure rattachée à l’UDPS, étaient munis d’armes blanches et auraient attaqué les manifestants. La Police nationale congolaise, contactée par Radio Okapi, a toutefois indiqué ne pas disposer de rapport sur cet incident au moment où elle a été sollicitée.
Martin Fayulu a également fait état de plusieurs blessés et de possibles pertes en vies humaines lors des affrontements à Kinshasa. Il a annoncé une plainte contre Félix Tshisekedi et son gouvernement devant les juridictions nationales ainsi que devant des instances internationales, selon les informations rapportées par 7sur7.cd et reprises par Radio Okapi.
De son côté, l’UDPS a annoncé une marche pour le 22 septembre prochain afin de soutenir les institutions, le référendum et le dialogue national. Félix Tshisekedi a été élu président de la République en 2018, puis réélu en 2023. La prochaine élection présidentielle est prévue en 2028.
La rédaction



