Un diplomate belge a été renvoyé devant un tribunal pour crimes de guerre dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Patrice Lumumba. La famille de l’ancien dirigeant nationaliste salue une « étape dans la bonne direction ».
Mardi 19 mars 2026, un haut diplomate belge devait comparaître devant un tribunal à Bruxelles dans l’affaire de l’assassinat du premier Premier ministre du Congo (aujourd’hui RD Congo), rapporte Reuters. Poursuivi pour « crimes de guerre », Étienne Davignon, âgé de 93 ans, n’était toutefois pas présent à l’audience.
Élu Premier ministre après l’indépendance du Congo le 30 juin 1960, Patrice Lumumba a été assassiné le 17 janvier 1961. Selon le parquet fédéral belge, Étienne Davignon, alors jeune diplomate en poste au Congo belge, aurait participé à sa détention illégale, puis à son transfert aux rebelles sécessionnistes katangais, qui l’ont exécuté sommairement.
Pour la fille de l’ancien dirigeant congolais, Yema Lumumba, l’ouverture de ce procès constitue une « étape dans la bonne direction », a t-elle confié à Reuters. En 2002, le Parlement belge avait conclu, à l’issue d’une enquête, que la Belgique portait une responsabilité morale dans l’assassinat de Patrice Lumumba. Il s’agit du premier procès pénal lié à cette affaire.
La Gazette du Défenseur, avec Reuters



