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Le site d’un projet gazier du géant pétrolier français TotalEnergies aurait servi de lieu de torture et de disparitions forcées pour des militaires mozambicains il y a quatre ans. Une ONG européenne vient de saisir la justice française. L’entreprise rejette fermement toutes les accusations.

Selon l’agence de presse Reuters, le Centre européen pour les droits constitutionnels et de l’homme (ECCHR) a saisi, mardi 18 novembre, un tribunal français d’une plainte pour complicité de crimes de guerre contre le géant pétrolier TotalEnergies. Selon la plainte, le site du projet gazier Rovuma LNG aurait servi, entre juillet et septembre 2021, de lieu de torture et de disparitions forcées commises par des soldats mozambicains. Ces derniers auraient été rémunérés par la société, rapporte Reuters.

En mars 2021, un groupe terroriste affilié à l’État islamique avait mené une attaque à Palma, dans le nord du pays, à proximité du mégaprojet gazier, entraînant l’évacuation du personnel de TotalEnergies. La compagnie fait par ailleurs l’objet d’une enquête de la justice française pour ne pas avoir porté assistance à des personnes en danger lors de cette attaque.

TotalEnergies rejette les accusations de complicité de crimes de guerre, les qualifiant de non fondées. S’appuyant sur une revue interne, un porte-parole rappelle que le directeur général Patrick Pouyanné avait saisi la commission mozambicaine des droits humains afin qu’elle ouvre une enquête. L’entreprise a annoncé, jeudi 21 novembre 2021, la reprise des travaux sur le site gazier, rapporte Reuters.

La Gazette du Défenseur, avec Reuters