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Les autorités sud-africaines ont fermé à Johannesburg un centre chargé de traiter des demandes de visas américains pour des réfugiés Afrikaners. Cette décision intervient alors que Washington a réduit son quota de réfugiés, tout en accordant la priorité aux Sud-Africains blancs, considérés par les États-Unis comme victimes de persécutions — une analyse vivement contestée par le gouvernement de Pretoria.

Selon l’agence Associated Press, les services sud-africains de l’immigration ont ordonné la fermeture du centre et procédé à l’expulsion de sept employés d’origine kenyane. Le ministère sud-africain de l’Intérieur affirme que ces ressortissants disposaient de visas touristiques, qui ne les autorisaient pas à travailler dans le pays. Le département d’État américain a qualifié cette mesure d’« inacceptable ».

En octobre dernier, le président américain Donald Trump a annoncé une réduction drastique du quota annuel de réfugiés admis aux États-Unis, passant de 125 000 à 7 500. Une priorité aurait été accordée aux Sud-Africains blancs. Washington estime que les Afrikaners, minorité blanche en Afrique du Sud, sont victimes de persécutions de la part des autorités sud-africaines, une affirmation rejetée par Pretoria.

Le mois dernier, l’ambassade des États-Unis en Afrique du Sud a annoncé avoir signé un contrat avec RSC Africa, une organisation basée au Kenya, chargée de traiter les demandes de statut de réfugié pour les Sud-Africains blancs. RSC Africa est une branche de l’ONG américaine Church World Service, spécialisée dans l’assistance et l’insertion professionnelle des réfugiés.

La Gazette du Défenseur, avec Associated Press