Selon une ONG internationale, la suspension d’Internet en Ouganda menace la crédibilité de l’élection présidentielle prévue ce jeudi 15 janvier 2026. Le gouvernement, de son côté, affirme vouloir prévenir les appels à la violence. Dans le même temps, plusieurs ONG ont été interdites d’exercer et des défenseurs des droits humains font l’objet de harcèlement.
Le 13 janvier, la Commission ougandaise des communications (UCC), organe de régulation des télécommunications, a ordonné la coupure d’Internet sur l’ensemble du territoire. Les autorités justifient cette décision par la nécessité de lutter contre la désinformation et les incitations à la violence, qu’elles estiment susceptibles de compromettre la sécurité des élections présidentielle et législatives prévues le 15 janvier.
Human Rights Watch a vivement condamné cette mesure dans un communiqué publié sur son site internet. Selon l’ONG, la coupure d’Internet porte atteinte à la transparence du scrutin et affaiblit la confiance du public dans le processus électoral. L’organisation rappelle que la Constitution ougandaise, ainsi que plusieurs conventions internationales relatives aux droits humains, garantissent la liberté d’expression et le droit d’accès à l’information.
Human Rights Watch affirme également que le gouvernement ougandais a suspendu, le 12 janvier, les activités de dix ONG. Par ailleurs, le 30 décembre 2025, Sarah Bireete, figure emblématique de la défense des droits humains dans le pays, a été arrêtée par les autorités.
La période préélectorale a aussi été marquée par une répression policière visant certains candidats de l’opposition. Principal rival du président sortant Yoweri Museveni, Robert Kyagulanyi, plus connu sous le nom de l’artiste engagé Bobi Wine, a vu plusieurs de ses partisans violemment dispersés par la police lors de la campagne électorale.
La Gazette du Défenseur



