Le chef de la junte militaire guinéenne persécute de manière systématique tous les activistes politiques qui exigent le respect de l’ordre constitutionnel.
Selon un communiqué d’Amnesty International, Mamadou Billo Bah a été placé en détention provisoire dans une prison de Conackry le 24 janvier dernier. Billo Bah est responsable de la mobilisation du Front national pour la défense de la constitution(FNDC), une plate-forme de partis politiques et d’organisations de la société civile.
Mamadou Billo Bah a été inculpé de « participation délictueuse à un attroupement, complicité de destruction d’édifices publics et privés, coups et blessures volontaires, incendie volontaire, pillage ». En effet, le 21 janvier dernier, Billo Bah a été enlevé alors qu’il participait à une réunion au cours de laquelle il a été demandé à la junte militaire au pouvoir de respecter l’ordre constitutionnel.
D’après Amnesty International, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une atteinte à la liberté d’expression : « L’arrestation et la détention arbitraire de Mamadou Billo Bah constituent une violation des droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Amnesty International demande sa libération immédiate ainsi que celle des autres membres du FNDC détenus pour les mêmes faits depuis bientôt six mois », exhorte Samira Daoud, directrice d’Amnesty international pour l’Afrique de l’Ouest.
D’autres militants du FNDC tels que Foniké Menguè et Ibrahima Diallo croupissent en cellule depuis le 1er août 2022. Le 11 janvier dernier, l’ex-coordonnateur du FNDC, Abdourahmane Sano, a été acquitté pour chefs d’accusation non prévus par le Code pénal.
Mamadou Doumbouya est arrivé à la tête de la Guinée le 5 septembre 2021 par un coup d’Etat. Le chef de la junte militaire mène une guerre systématique contre les militants du FNDC qui l’exhorte à respecter la Constitution de Guinée. L’ancien président déchu persécutait lui aussi les militants de ce mouvement qui s’opposait à son 3e mandat courant 2020.
La Gazette du Défenseur